Le traitement biologique confirme son efficacité dans l’élimination des Composés Organiques Volatils COV

La société SOCOPLAN, située à Airvault (79), fait partie du groupe ILEOS. Elle appartient à l’industrie de l’emballage. Elle fabrique des sachets individuels pour des produits cosmétiques. Pour la finition et la protection des produits fabriqués, le site dispose de trois rotatives d’application d’encres en héliogravure et deux contrecolleuses. Ces installations rejettent à l’atmosphère des Composés Organiques Volatils (COV), qui sont nuisibles pour l’environnement. Pour connaître sa situation par rapport à la réglementation (arrêté du 2 février 1998 modifié), la société SOCOPLAN s’engage en 2005, dans un diagnostic des émissions COV financé par L’ADEME.

Cette étude est réalisée par un ingénieur expert indépendant Christine Delahaye, signataire de la charte des intervenants de l’ADEME garantissant ainsi le respect des règles de déontologie.

La réduction à la source par la substitution des encres solvantées par des produits à faible taux de solvants ou sans solvants n’étant à ce jour pas possible, l’ensemble des technologies qui permettent le traitement des émissions canalisées des rotatives et contre colleuses ont été étudiées et comparées dans le cadre du diagnostic COV.

268

Les procédés thermiques (incinérateurs) consistent à porter l’effluent gazeux chargé en Composés Organiques Volatils COV à une température d’environ 850 °C (300°C avec les procédés catalytiques) afin de les oxyder, n’ont pas été retenus car consommateurs de gaz et générateurs de pollution secondaire (CO2 gaz Carbonique) due à la consommation de gaz.

 

Gaine relaint le biolaveur au biofiltre

Gaine reliant le biolaveur au biofiltre

La société Socoplan a donc choisi de s’engager dans une démarche de Développement Durable en privilégiant des solutions ne produisant pas de pollution atmosphérique secondaire. Pour la dépollution de ses rejets gazeux, elle s’est orientée vers le traitement biologique, ce qui constitue une première pour l’activité d’impression en héliogravure. La technologie d’oxydation biologique des Composés Organiques Volatils COV consiste à mettre en contact les polluants à éliminer avec des microorganismes (bactéries) qui vont utiliser les polluants comme source de nourriture et les détruire. Contrairement aux technologies de destruction des Composés Organiques Volatils COV par oxydation thermique (incinérateur), ce procédé ne consomme pas d’énergies telles le gaz ou le fioul. Le procédé d’oxydation biologique est donc particulièrement économe en matière de consommation d’énergie et écologique par l’absence de pollution atmosphérique secondaire habituellement générée par les procédés de dépollution thermique (gaz carbonique CO2).

 

Biologique

Pour valider la faisabilité technique, Socoplan a sollicité l’ADEME qui a financé, dans le cadre d’une étude de faisabilité, la réalisation des essais sur site avec une installation pilote de traitement biologique des Composés Organiques Volatils COV. La société a aussi été soutenue par le Conseil Régional Poitou-Charentes.

Les essais ont été suivis conjointement par l’exploitant et par Christine DELAHAYE qui a validé l’ensemble des résultats obtenus.

En 2007, l’entreprise s’est équipée d’une installation industrielle qui a été optimisée grâce aux informations obtenues par les tests sur pilote. Elle comprend un biolaveur et un biofiltre, permettant la dépollution de l’ensemble des rejets de Composés Organiques Volatils COV en provenance des rotatives et contrecolleuses d’une capacité d’environ 40000 m3/h. L’abattement obtenu se situe autour de 80 %. Grâce à ce dispositif, la réduction des émissions de Composés Organiques Volatils COV du site sera comprise entre 147 et 168 tonnes de solvants par an et la conformité réglementaire du site assurée. Par rapport à la technologie d’oxydation thermique (incinérateur), le gain d’émission en gaz carbonique CO2 sera d’environ 350 tonnes/an, ce qui correspondant à l’émission annuelle de :

  • 116 voitures parcourant chacune 15000 km/an (base émission 200 gCO2/km)
  • de 66 maisons chauffées au fioul (consommation 2000 litres fioul/maison x an)
  • d’un lycée de 12000 m² accueillant 1000 élèves, chauffé au gaz.

Pour en savoir plus sur cet article, contacter Christine Delahaye :

Téléphone : 01 48 77 78 90

Si vous souhaitez laisser un commentaire. If you wish to leave a message or advice : Mail : christine.delahaye-itg@wanadoo.fr

Fournisseurs d’installations de traitement biologique des Composés Organiques Volatils COV :

http://www.water-leau.com/

http://www.europe-environnement.com/