300 000 euros économisés pour le traitement des émissions de Composés Organiques Volatils COV grâce au Schéma de Maîtrise des Emissions SME

Le retour d’expérience présenté concerne une entreprise spécialisée dans la fabrication des gros tubes en acier pour l’industrie.

Ces tubes sont peints à l’intérieur sur une installation de laquage utilisant des peintures époxy solvantées. L’évaporation des solvants au cours du process de fabrication génère des émissions atmosphériques de Composés Organiques Volatils (COV), qui sont nuisibles pour l’environnement.

Pour connaître sa situation par rapport à la réglementation (arrêté ministériel du 2 février 1998), la société a collaboré avec Christine Delahaye, ingénieur expert indépendant, signataire de la charte Energie-Environnement de l’ADEME, garantissant ainsi le respect des règles de déontologie.

Le Plan de Gestion des Solvants (PGS) a été réalisé et les émissions de Composés Organiques Volatils (COV) quantifiées.

Le contexte réglementaire a été étudié de manière détaillée et la comparaison entre les deux options réglementaires de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 (respect des Valeurs Limites d’EmissionsVLE– ou mise en place d’un Schéma de Maîtrise des EmissionsSME-) a été effectuée.

Pour l’activité d’application de revêtement, dans le cadre de l’option respect des valeurs limites d’Emission (VLE), l’arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié prévoit:  si la consommation de solvant est supérieure à 15 tonnes par an, la valeur limite d’émission de Composés Organiques Volatils COV non méthanique dans les rejets canalisés, exprimée en carbone total, est de 50 mg/m3 pour le séchage et de 75 mg/m3 pour l’application.

Dans le cadre de l’option du respect des valeurs limites d’émissions VLE, les mesures de concentration de COV totaux montrent que les concentrations en Composés Organiques Volatils COV dans les émissions canalisées des deux extractions de la cabine d’application et de l’étuve de séchage dépassent les valeurs limites d’émission VLE prescrites par l’arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié (respectivement 75 mg/Nm3 et 50 mg/Nm3 exprimée en équivalent carbone).

Pour respecter les valeurs limites d’émissions (VLE) canalisées de l’AM du 2 février 1998, la mise en place d’un équipement de traitement des émissions canalisées de Composés Organiques Volatils COV d’une capacité de 45 000 Nm3/h est nécessaire (pour les deux extractions cabine et l’étuve).

L’étude de faisabilité (financée par l’ADEME) réalisée en 2007 a montré que les traitements thermiques (régénératif, catalytique, récupératif, incinérateur),  charbon actif et concentration sur zéolithe étaient moins appropriés qu’un traitement biologique (des tests ont été réalisés sur site) qui présentait les consommations d’énergie les plus réduites et un bilan carbone plus intéressant. Le coût d’investissement d’un équipement biologique de traitement des rejets de Composés Organiques Volatils COV de 45 000 Nm3/h avec le réseau de gaines est d’environ 700 000 euros.

En alternative au strict respect des valeurs limites d’émissions (VLE) canalisées et diffuses relatives aux émissions de Composés Organiques Volatils COV, l’utilisateur peut mettre en œuvre un schéma de maîtrise des émissions (SME) qui permet de s’affranchir des valeurs limites d’émissions (VLE), tout en respectant un seuil global d’émission appelé Emission Annuelle Cible (EAC).

L’étude réalisée a montré qu’avec la mise en œuvre d’un Schéma de Maîtrise des Emissions (SME), selon les instructions de la circulaire d’application du 23 décembre 2003, le traitement des deux extractions de la cabine seules permettrait d’atteindre l’Emission Annuelle Cible (EAC) et donc d’obtenir la conformité réglementaire.

Dans ces conditions, l’équipement de dépollution des émissions canalisées de Composés Organiques Volatils COV de la cabine a une capacité de 20 000 Nm3/h. Le coût d’un tel équipement biologique avec le réseau de gaines est d’environ 405 000 euros.

Le gain réalisé par l’exploitant est donc d’environ 300 000 euros.

Les conclusions de l’étude ont été présentées à la DRIRE par C. Delahaye et acceptées. La mise en place du traitement biologique des rejets de Composés Organiques Volatils COV deux extractions  de la cabine a été retenue comme la meilleure technologie disponible (MTD) à un coût acceptable pour l’entreprise.

Pour en savoir plus :

Autres articles en rapport avec ce thème :

http://www.depollution.org/2013/07/03/plan-de-gestion-des-solvants-pgs/#more-632

http://www.depollution.org/2009/01/29/12-millions-deuros-de-gain-sur-la-mise-en-conformite-reglementaire/#more-71

http://www.depollution.org/2008/03/27/cardinal-health-sest-equipe-dun-epurateur-catalytique-pour-le-traitement-des-cov/#more-37

http://www.depollution.org/2007/07/25/articles-dans-le-site-de-lifets/

http://www.depollution.org/2008/05/23/mise-en-place-dun-sme-pour-un-site-a-activites-multiples/#more-39

http://www.depollution.org/2008/02/12/choix-entre-valeurs-limites-d%e2%80%99emissions-et-schema-de-maitrise-des-emissions/#more-31

Pour en savoir plus sur cet article, contacter Christine Delahaye :

Téléphone : 01 48 77 78 90

Si vous souhaitez laisser un commentaire. If you wish to leave a message or advice : Mail : christine.delahaye-itg@wanadoo.fr

Fournisseurs d’installations de traitement biologique  des rejets de Composés Organiques Volatils COV:

http://www.water-leau.com/

http://www.europe-environnement.com/