Mesures des rejets de Composés Organiques Volatils COV sur un biofiltre ouvert

La société Socoplan a pour activité industrielle principale la fabrication d’échantillons monodoses pour les produits cosmétiques. Pour la fabrication (impression, contre-collage de films et découpe de films), le site dispose de trois rotatives d’application d’encres solvantées en héliogravure et deux contrecolleuses. Ces installations rejettent à l’atmosphère des Composés Organiques Volatils (COV). Pour traiter les Composés Organiques Volatils (COV), en 2005, suite à une étude de faisabilité et des essais pilote financés par l’ADEME, la société Socoplan a décidé d’adopter la technologie d’oxydation biologique.

English summary: this article is related to the VOC treatment of canalised emissions, by mean of biological equipment. The particularity of this biofilter is that it is an open biofilter. Therefore, the question is how to measure the canalised VOC emission at the exit of this open biofilter.

The study contains a state of the art of the use of this open biofilters in the industry and of the different methodologies used to measure canalised emissions after treatment. Since there is no norm to perform these measurements, the study proposes a method of measurement which could be an acceptable compromise between the obtained accuracy and the cost involved.

Le procédé mis en place par Socoplan consiste à mettre en contact les polluants COV à éliminer avec des microorganismes (bactéries) qui vont utiliser les polluants Composés Organiques Volatils COV comme source de nourriture et les détruire.

Contrairement aux technologies de destruction des Composés Organiques Volatils COV par oxydation thermique, ce procédé ne consomme pas d’énergies fossiles telles que le gaz ou le fioul. Les émissions de gaz à effet de serre sont donc très faibles et l’impact sur le Bilan Carbone est donc réduit.

Socoplan a mis en place un biofiltre ouvert (voir photo ci-dessous). 

ce biofiltre à toit ouvert ne dispose pas de cheminée pour la mesure des COV

ce biofiltre à toit ouvert ne dispose pas de cheminée pour la mesure des COV

Il existe une douzaine de biofiltres à toit ouvert en France pour le traitement des rejets de Composés Organiques Volatils COV (la problématique principale ici n’est pas le traitement des odeurs bien que le traitement des Composés Organiques Volatils COV mis en place diminue les nuisances odorantes).

Contrairement aux émissions issues d’une cheminée sur laquelle les émissions sont facilement mesurables suivant des normes bien précises, le biofiltre à toit ouvert présente une grande surface d’émissions.

Il n’existe pas actuellement de norme définissant le protocole à utiliser pour la mesure des rejets COV sur cette surface plane.

C. Delahaye a donc réalisé pour le compte de Socoplan une étude financée par l’ADEME, permettant de recueillir auprès des différents laboratoires de contrôle, les méthodologies qu’ils ont utilisées pour évaluer les rejets de Composés Organiques Volatils COV résiduels après passage sur le média filtrant pour la douzaine de biofiltres à toit ouvert existant en France pour le traitement des rejet de Composés organiques Volatils COV.

Ces différentes méthodologies ont été répertoriées afin de proposer à l’exploitant un protocole qui pourra être accepté par la DREAL (anciennement DRIRE) et figurer dans un éventuel arrêté préfectoral complémentaire.

Le sujet de l’étude étant innovant, une présentation sera réalisée le 18 mai 2010 dans le cadre des Journées Technique de l’ADEME « Mesure, polluants et progrès ».

Pour en savoir plus : Téléchargez le programme de la journée technique de l’ADEME du 18 mai 2010 : http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?id=67685&ref=17205&p1=1&p2

Pour en savoir plus sur cet article, contacter Christine Delahaye :

Téléphone : 01 48 77 78 90

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